27/03/2006

Encore un à l'Hamas (populaire bien sûr) .

 

C'est sûr je n'écrirai plus sur ce blog que quand quelque chose me paraîtra assez énervant ou assez con que pour m'extraire brutalement de mon confortable consumérisme lamentable comme dirait un ami qui l'est lui-même .

 

Et c'est le cas aujourd'hui , grâce à l'intervention d'un représentant de la religion qui "non non nous sommes ni intolérants ni imbéciles" . Ce grand Troudballe veut que petits garçons et jeunes filles arrachent un membre de chacune de leurs poupées ou autres ActionMan (Big Jim pour ceux qui comptent en francs) . Et ce afin de se soumettre aux prescriptions du Livre tellement Sim(plet) et de fuir , je cite en évitant de m'en mettre partout, la "tentation d'idolâtrie" . Et on voudrait nous faire croire que "non non sont pas cons";je vous l'emballe avec une caricature de mauvais goût ou c'est pour gober tout de

suite ?                              

 

         

 

Je vous le dis moi , avec des trouduc barbus comme ça , on n'a pas fini d'entendre parler de religion à la con , enfin à mon avis .

 

A beaucoup plus, c'est celà oui .

 

 

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07/03/2006

A un humaniste...

 

J'ai dans mes connaissances, un ami fourvoyé qui vomis sur quelques personnes . C'est bien sûr son droit le plus strict . Ce qui me chagrine, ce sont les raisons pour lesquelles il les abomine . Alors voilà l'histoire (très résumée) de celui qui , d'après cet "humaniste", a eu le tort de ne pas vouloir se laisser tuer  .

 

Salman Rushdie : L'affaire

J'informe le fier peuple musulman du monde entier que l'auteur du livre Les Versets sataniques, qui est contraire à l'Islam, au Prophète et au Coran, ainsi que tout ceux impliqués dans sa publication et qui connaissaient son contenu sont condamnés à mort. (...) J'appelle tout musulman zélé à les exécuter rapidement, où qu'ils soient. (...) Tout qui serait tué dans cette voie sera considéré comme un martyr.

Par ces mots, l'Ayatollah Khomeini proclame le 14 février 1989, sur les ondes de Radio Téhéran, la fatwa qui met le feu aux poudres. «L'Affaire Rushdie» est lancée.

DECRET RELIGIEUX OU DECRET POLITIQUE ?

Bien que l'Ayatollah Khomeini n'ait pas précisé les motivations de sa sentence de mort, elles sont évidentes pour tout musulman. En effet, là où un occidental ne voit qu'une métaphore séculière basée sur le Coran et l'histoire de la naissance de l'Islam, un musulman voit un blasphème, une insulte au texte sacré, particulièrement quand Salman Rushdie suggère que le message divin dicté à Muhammad est vicié dans la mesure où Satan, se substituant à Dieu, aurait soufflé à l'oreille du Prophète quelques paroles démoniaques.

Mais au delà des motivations religieuses de la fatwa, la question se pose de savoir dans quelle mesure Salman Rushdie fut victime d'une instrumentalisation politique et pris dans la tempête d'une croisade contre l'Occident et ses valeurs jugées décadentes. La fatwa traduirait-elle surtout la puissante volonté des mollahs de s'emparer du leadership du monde musulman malgré le caractère très minoritaire de l'islam chiite iranien ?

Dès l'annonce du 14 février, la fondation iranienne politico-religieuse Khorad 15 offre une récompense d'un million de dollars à quiconque tuerait Rushdie. L'auteur des Versets sataniques entre alors, sous la protection des services secrets britanniques, dans une semi clandestinité qu'il ne quittera plus. Mais la fondation Khorad 15 n'est pas la seule à réagir. Les gouvernements musulmans de par le monde interdisent l'ouvrage. Des émeutes et des manifestations contre Rushdie ont lieu en Angleterre, au Pakistan et en Inde. Plusieurs personnes sont tuées et de nombreuses blessées. Les directions de Waldenbooks, B. Dalton et Barnes & Noble retirent le livre de leurs présentoirs, au nom de la sécurité de leurs employés. Viking/Penguin, l'éditeur des Versets sataniques, reçoit des menaces quotidiennes. Des librairies aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne sont victimes d'attentats à la bombe.

Quelques jours après la fatwa, le «Comité International de Défense de Salman Rushdie» est lancé à Londres, présidé et coordonné par «Article 19», un groupe londonien de défense de la liberté d'expression. Ce Comité regroupe des écrivains, des éditeurs, des libraires, des journalistes, des syndicats et des groupes de défense des droits de l'Homme.

DIX LONGUES ANNEES...

Dix ans vont passer, rythmés par les coups que se portent les deux camps. La mort, en juin 1989, de l'Ayatollah Khomeini n'apporte aucun répit à Salman Rushdie : l'Ayatollah Khamenei, successeur de Khomeini, réitère le décret de mort. Les premières victimes de la fatwa ne se font pas attendre. Ettore Capriolo et le Professeur Hitoshi Igarashi, respec-tivement traducteurs italiens et japonais des Versets sataniques, sont brutalement attaqués en juillet 1989. Capriolo est sévèrement blessé, Igarashi est tué.

En novembre 1992, la fondation Khorad 15, qui a déjà porté la récompense à deux millions de dollars, offre une somme additionnelle pour «couvrir les dépenses liées à l'extermination de l'auteur maudit (Salman Rushdie)», encourageant ainsi l'utilisation de mercenaires.

Sous l'impulsion du Comité International de Défense de Salman Rushdie, le Premier Ministre britannique John Major reçoit à la Chambre des Communes, en mai 1993, Rushdie et Frances D'Souza, président du Comité. Il souligne le soutien plein et entier de son gouvernement aux droits de Rushdie en tant que citoyen britannique. En septembre 1993, est lancée l'antenne américaine du Comité de défense de Salman Rushdie, une coalition de groupes actifs dans les domaines de la défense des droits civils, des droits de l'Homme et de la littérature, qui appelle le Président Bill Clinton à rencontrer Rushdie. Ce sera chose faite en novembre, après que l'éditeur norvégien de Rushdie, William Nygaard, ait été grièvement blessé par balle en octobre 1993.

En juin 1995, l'espoir que l'affaire trouve un dénouement rapide s'éva-pore quand le vice-ministre des Affaires étrangères iranien Vaezi rencontre la Troïka de l'Union européenne mais refuse de prendre quelque engagement que ce soit concernant la suppression de la menace.

Au début de 1996, Le Dernier soupir du Maure, le premier roman de Rushdie destiné aux adultes depuis Les Versets sataniques, gagne le Whitbread Award britannique dans la catégorie «Fiction». Opérant un mouvement de retour vers la stylistique des Enfants de minuit, il est acclamé par les critiques des deux côtés de l'Atlantique. Rushdie fait quelques apparitions publiques à l'occasion de la publication du livre.

Le 12 février 1997, la fondation Khorad 15 augmente une fois de plus la récompense, la portant à 2,5 millions de dollars. Depuis 1997, la situation a changé en Iran. L'accession à la présidence de Muhammad Khatami, en août 1997, traduit le développement d'un courant modéré au sein de la République islamique.

En septembre 1998, une accalmie se fait jour dans un ciel resté jusque là très chargé. En effet, le ministre iranien des Affaires étrangères déclare aux Nations Unies que son gouvernement n'a pas l'intention de prendre et ne prendra aucune action menaçant la vie de l'auteur des Versets sataniques. Le gouvernement n'encouragera personne à le faire et se dissocie de toute prime offerte à cette fin et ne la soutient plus.

Mais les conservateurs iraniens restent très puissants, contrôlant entre autres le Parlement et le système judiciaire. Et les espoirs de l'automne 1998 sont étouffés dans l'oeuf quand les conservateurs réaffirment l'irrévocabilité de la fatwa et son caractère divin, tout en augmentant une fois de plus la récompense offerte pour la tête de Rushdie.

L'Iran est en crise. Les dernières manifestations étudiantes et la terrible riposte des conservateurs ne sont que la partie émergée de l'iceberg des luttes de sérail qui déchirent le pays.

Salman Rushdie, devenu pour l'Occident le symbole de la liberté d'expression opprimée, reste un homme traqué. Malgré la très relative détente amorcée, Scotland Yard, qui assure désormais sa protection, n'a pas relâché les mesures de sécurité qui l'entourent. Et même si l'auteur considère disposer d'une plus grande marge de manoeuvre depuis les promesses de M. Khatami, il reste conscient que la menace pèse toujours sur sa tête.




FATWA
Réponse juridique d'un Mufti (dignitaire religieux ) à une consultation. Lorsque les textes musulmans restent muets sur tel ou tel problème, le Mufti peut rendre une décision juridique basée sur une interprétation personnelle des écrits religieux.

LES VERSETS SATANIQUES : AUX SOURCES DU CONFLIT
«(...) Les attaques de Satan contre le Prophète visent (...) les versets 18, 19 et 20 de la sourate 53 (du Coran) :

18. Ainsi a-t-il contemplé le plus grand des Signes de son Maître
19. Avez-vous vu al-Lât et al-'Uzza
20. et Manât, la troisième, l'autre ?

Cette contemplation, cette vision ne sont pas innocentes puisque Al-Lât, Al-Uzza et Manât sont " les filles d'Allah ", les principales déesses de l'Arabie anté-islamique; elles avaient leurs statues dans la Ka'bat et dans d'autres sanctuaires. De plus, ce passage du Coran aurait été expurgé de deux versets d'obédience polythéiste :

Elles sont des déesses sublimes
dont l'intercession est à implorer

Au moment où Muhammad les aurait prononcés, tous ses auditeurs, y compris les musulmans, se seraient prosternés. Mais l'Ange Gabriel aurait révélé que les versets incriminés venaient non d'Allah, mais de Satan. L'Islam orthodoxe ne nie aucune véracité à cette affaire, inspirée, à ses yeux, par Satan. Les adversaires de l'Islam la gonflent démesurément, tandis que les orientalistes sont partagés sur son authenticité. Certains d'entre eux, Burton par exemple, soutiennent qu'elle aurait été inventée par des juristes qui s'appuyaient sur la 22e sourate, verset 52 (Mais Allah annule ce qu'attaque Satan, Allah confirme alors ses Signes) pour preuve de leur théorie de l'abrogation possible de textes antérieurement révélés. Voilà en quoi se résume l'affaire des «versets sataniques» qui a fait couler vainement tant d'encre, jusque de nos jours. (...)»

 

Mon ami si fier d'être lui-même a bien sûr d'autres cibles, d'autres ennemis qui ont ou ont eu le tort de se trouver sur la route de ses opinions "démocratiques", telle Ayaan Hirsi Ali (qui il est vrai n'a pas dit que des choses intelligentes) qu'il déteste car elle n'a pas la dignité de se laisser exciser en paix (excision comparée par notre grand humaniste à la circoncision), ou sa grande bête noire Soljenitsyne coupable et condamnable à ses yeux d'avoir osé exposer le système concentrationnaire soviétique du Goulag, qu'il (Soljenitsyne) a vécu de l'intérieur, et la nature totalitaire du régime communiste .

 

(Pas) à plus, c'est celà oui ?

 

 

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