13/06/2005

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Florence Aubenas est libre, c'est un merveilleuse nouvelle . Toute la France se réjouit, c'est la fête dans les rues, ben non pas du tout c'est LA polémique .
 
Apparemment une rançon aurait été versée pour permettre la double libération (ils ont aussi laché Hussein) des otages . Stupeur dans les rangs des polémistes de tous poils avec une question à la clef : fallait-il accepter cette demande ?
 
Eh bien, à mon avis la réponse est oui...et non .
 
Oui, parcequ'une vie, même d'une amie de Serge July, n'a pas de prix, et que pour sauver les otages il fallait tout faire . Entre parenthèse, nous remarquerons que la cause sacrée défendue par les ravissseurs prend la forme d'un billet vert petite coupure sans numéros consécutifs . Ce n'est pas un repproche, juste un constat . Si pour 15 millions de dollars, je dois planquer Colombani et Ramonet dans ma cave pendant 157 jours, je n'hésite pas, je le fais mais je ne me retranche pas derrière une fausse cause .
 
Non, il ne fallait pas accepter parceque c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres . Comment concilier le fait d'accéder à une demande de ravisseurs et empêcher que l'on prenne les journalistes pour des dollars sur pattes ? Vaste débat .
 
Je crois qu'il n'existe pas de réponse tranchée par rapport à la gestion des enlèvements crapuleux (par définition), alors réjouissons-nous pour deux vies sauvées, pleurons sur celles perdues .
 
A plus, c'est celà oui .

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