10/04/2005

c'est celà oui du jour

Je viens de regarder le débat sur la RTBF consacré aux problèmes liés au prix du pétrole, et là j'ai appris pourquoi la Belgique ne peut pas descendre ses taxes sur les denrées pétrolières : pour ne pas que les pays de l'OPEP n'en profite pour augmenter encore le prix du barril .
 
Je tiens à remercier nos amis de l'OPEP pour l'importance qu'ils accordent à la Belgique, qui est donc le pays vers lequel convergent tous les regards quand il faut déterminer la valeur du barril d'or noir .
 
Je remercie également Monsieur Reynders pour ces explications, moi qui croyait bêtement que l'Etat Belge en profitait pour combler les trous du budget . Je remrcie donc Monsieur le ministre de m'avoir fait rire de bon coeur et lui accorde à l'unanimité le Pinocchio du jour .
 
A plus, c'est celà oui .

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Commentaires

courbettes Désinformation: Quand le PCF négociait son propre Pacte germano-soviétique avec l’occupant nazi
“Jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves et si, malgré la terreur ce peuple a su, sous les formes les plus diverses, montrer sa réprobation de voir la France enchaînée au char de l’impérialisme britannique, il saura signifier aussi à la bande actuellement au pouvoir, SA VOLONTÉ D’ÊTRE LIBRE.”
Peuple de France (dit “Appel du 10 juillet”)
Au moment où on fêtait (en novembre dernier) le 15e anniversaire de la fin du communisme (et probablement sous la pression de l’ouverture des archives ex-soviétiques qui a suivi), intéressantes révèlations (suite à la publication d’un ouvrage d’historiens: “Juin 40, la négociation secrète”, Claude Pennetier et Jean-Pierre Besse) sur les négociations secrètes (longtemps niées) entre le PCF et les occupants nazis pour obtenir, dès juin 40, la reparution de ses journaux et la relégalisation de ses activités.

Sabotages et espionnage dans les usines d’armement au profit de Moscou, faux appels et faux journaux, désinformation, ceux qui doutaient encore de l’inféodation des “partis frères” et tout particulièrement du PCF à la patrie du socialisme sont servis.

On y apprend ainsi entre autres que le fameux “Appel du 10 juillet” (sorte de contre-appel du 18 juin) avait en fait été largement réécrit dans les années 50 (avec un faux numéro de l’Humanité à l’appui et à partir d’un texte de juillet 40 qui sous le titre “Peuple de France” évoquait surtout une “France enchaînée au char de l’impérialisme britannique” - merci Claude Pennetier pour la précision) pour accréditer l’idée d’une entrée précoce des communistes dans la Résistance alors qu’en réalité cette politique ne fut adoptée qu’au printemps 41, soit à peu près au même moment que la rupture du fameux Pacte germano-soviétique et que l’attaque allemande contre l’URSS de juin 1941.

Mais aussi que “le parti des 75 000 fusillés” était plutôt celui des… 4 000 fusillés, vu que le total des fusillés en France pendant la guerre n’a pas dépassé 4 520 personnes (dont il est vrai 80 à 90% de communistes).

Quant aux arguments évoqués dans les négociations, on n’est pas déçu non plus. Gribouillé sur un carnet de notes (retrouvé par hasard aux archives départementales de Paris) et dans un français quelque peu approximatif, l’argumentaire du Parti fer de lance de la lutte anti-fasciste met tour à tour en avant sa défense du Pacte germano-soviétique et son défaitisme révolutionnaire (”la guerre impéraliste”, ses sabotages de la défense française), son anticapitalisme (”gouvernements bourgeois”) et même son antisémitisme (”juif Mandel”, ministre de l’Intérieur sous Paul Reynaud), et naturellement son implantation ouvrière, ultime garantie de la paix sociale qu’il pourrait ainsi assurer aux occupants nazis.

Où on mesure l’étendue d’une inféodation qui verra, 50 ans durant, le PCF jouer les meilleurs élèves de Moscou, poursuivant le défaitisme révolutionnaire (contre l’intervention ordonnée par l’ONU en Corée), participant à toutes les campagnes de désinformation (l’Affaire Rosenberg, les “Appels” et “Mouvements pour la Paix”) et de manifestations antiaméricaines (contre la venue en France du Général Ridgway, baptisé faussement “Ridgway la peste” pour une prétendue utilisation d’armes chimiques en Corée), sans parler des activités d’espionnage (jusqu’au ministre de la défense de Mitterrand Charles Hernu) et bien sûr “l’or de Moscou” à la veille de chaque élection et les bataillons fournis de compagnons de route et d’idiots utiles, les Sartre, Aragon, Picasso, etc…

Quand le PCF négociait avec les nazis
LE MONDE | 09.12.06 |

Comment le Parti communiste français, qui se voulait le fer de lance du combat contre le fascisme et le nazisme, a-t-il pu solliciter des autorités allemandes, aussitôt après la défaite de juin 1940, l’autorisation de publier L’Humanité et plusieurs autres de ses journaux ? A près de soixante-dix ans de distance, cet épisode des premiers temps de l’Occupation, qui fit couler beaucoup d’encre chez les adversaires du PCF et un peu moins chez les communistes dans l’après-guerre, revient nourrir la chronique des années noires et des compromissions qui se sont parfois nouées entre ennemis déclarés.

Au lendemain de la Libération, auréolé du prestige qui s’attachait à son engagement dans la Résistance et au sacrifice d’un grand nombre de ses membres, le PCF a nié avoir jamais engagé les moindres pourparlers avec l’occupant. Puis il a reconnu qu’une telle démarche avait bien eu lieu, mais il a prétendu qu’elle avait été le fait de simples militants, privés de directives dans la débâcle. C’est seulement dans les années 1980 que l’historiographie communiste officielle a admis que des négociations avaient été menées, sur consigne de la direction du parti, par des responsables de haut niveau.

Les hasards de la recherche documentaire ont fait découvrir à des historiens, aux archives départementales de Paris, des notes établissant l’argumentaire employé par les représentants du PCF auprès des autorités d’occupation. Claude Pennetier et Jean-Pierre Besse publient leurs trouvailles sous le titre Juin 40, la négociation secrète (Les éditions de l’Atelier).

Le document central est une liasse de notes saisie par la police française sur une militante communiste, Denise Ginollin, arrêtée, le 20 juin 1940, près de la station de métro Saint-Martin à Paris. Depuis l’interdiction de la presse communiste, en août 1939, puis la dissolution du parti lui-même, en septembre, la police traque les dirigeants et les militants soupçonnés de reconstituer leur organisation dans la clandestinité. La défaite et l’Occupation n’ont pas interrompu le travail des policiers.

Ce texte mérite d’être cité assez longuement, avec sa syntaxe approximative.

“1°) Vous avez laissé paraître journaux communistes dans autres pays Danemark, Norvège, Belgique

Sommes venus normalement demander autorisation

2°) Sommes communistes avons appliqué ligne PC sous Daladier, Reynaud, juif Mandel

Juif Mandel après Daladier nous a emprisonnés. Fusillé des ouvriers qui sabotaient défense nationale.

Sommes PC français pas eu peur

3°) Pas cédé face dictature juif Mandel et du défenseur des intérêts capitalistes anglais Reynaud

courage ouvriers français ouvriers parisiens et quand ce sont des ouvriers français ou parisiens c’est le PCF

4°) Sommes une force, (…) nous représentons une force qui dépasse les frontières françaises, vous comprenez, derrière nous l’URSS/c’est une force l’URSS/vous en avez tenu compte/pacte germano-soviétique le prouve. On ne fait pas un pacte avec des faibles mais avec des hommes forts (…)

Notre défense du pacte

Cela vous a avantagé

Pour l’URSS nous avons bien travaillé par conséquent par ricochet pour vous

5°) (…) En interdisant L’Huma vous montrez que vous voulez combattre les masses ouvrières et petites-bourgeoises de France, que vous voulez combattre l’URSS à Paris (…)

6°) (…) Nous voulons tout pour que les masses ne subissent pas événements douloureux, voulons les aider avec votre collaboration si vous voulez : réfugiés, enfants

nous ne ferons rien pour vous mais rien contre vous (…)”

La date de rédaction n’est pas connue, ni les circonstances de la prise de notes. Par trois fois, il est fait mention du “juif Mandel” : Georges Mandel, ministre de l’intérieur du gouvernement Paul Reynaud de mars à juin 1940, sera assassiné par la milice, force de collaboration pétainiste, en juillet 1944. Le texte attribue à Mandel la responsabilité d’avoir “fusillé des ouvriers qui sabotaient défense nationale”, rare exemple de reconnaissance des consignes de sabotage données par le parti, en 1939-1940, aux militants communistes travaillant dans les usines d’armement.

Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier estiment que le rédacteur de ces notes est Maurice Tréand, arrêté le même jour que Denise Ginollin. Trois jours plus tard, le 23 juin, les Allemands les font libérer. Les pourparlers vont durer plus de deux mois. Ils n’aboutiront jamais.

En juin 1940, l’appareil du Parti communiste, contraint à la clandestinité, est sérieusement affaibli par les défections de ceux qui refusaient le pacte germano-soviétique, par les arrestations et par la mobilisation de nombreux militants sous les drapeaux. La direction est dispersée. André Marty, un des secrétaires de l’Internationale communiste (IC), et Maurice Thorez, le secrétaire général du PCF, sont à Moscou. Jacques Duclos, qui va prendre la direction du parti en France, et Maurice Tréand, le responsable des cadres, sont à Bruxelles avec Eugen Fried, dit Clément, représentant de l’IC. Le 15 juin, le lendemain de l’arrivée des Allemands, tous trois rejoignent Paris en voiture et s’installent dans les locaux de la représentation commerciale soviétique, avant de rejoindre des planques en région parisienne. Puis Fried rentre à Bruxelles. En Belgique, les communistes ont entamé des pourparlers pour faire reparaître leur presse ; ils vont faire de même à Paris.

Toujours le 15 juin, Otto Abetz arrive dans la capitale comme représentant de Joachim von Ribbentrop, le ministre des affaires étrangères allemand. Connaisseur de la France, où il a vécu pendant une dizaine d’années, et grand manipulateur, Abetz a un objectif : “mener la désunion intérieure”. Il va être à l’origine des négociations. Les représentants du PCF et ceux d’Abetz vont entrer en contact, à partir du 17 juin, par l’intermédiaire d’un avocat communiste qui travaille pour l’ambassade soviétique, Robert Foissin. Le processus commence, clairement validé par Duclos. Il va être conforté par un télégramme clandestin du 22 juin, en provenance de Moscou, signé de Georgi Dimitrov, secrétaire général de l’IC, et de Maurice Thorez, ce que ce dernier niera. Le texte en est le suivant : “Utilisez moindre possibilité favorable pour faire sortir journaux syndicaux, locaux, éventuellement L’Humanité, en veillant (à ce) que ces journaux… ne donnent aucune impression de solidarité avec envahisseurs ou leur approbation.”

A Moscou, manifestement, on se méfie. Mais il faudra un mois, et un nouveau télégramme de Dimitrov et Thorez, le 20 juillet, pour que le processus soit enrayé. “Considérons juste ligne générale. Indispensable redoubler vigilance contre manoeuvre des occupants. Etait juste entreprendre démarches pour obtenir presse légale, mais entrevue Abetz est une faute, car danger compromettre parti et militant”, décrètent les deux dirigeants. Les liaisons suivantes confirment que Moscou se méfie des “manoeuvres des autorités d’occupation” et de l’avocat Foissin, désigné comme “agent des occupants”.

Pourtant les contacts avec Abetz continuent. Un dernier rendez-vous, prévu le 27 août, sera annulé. Le 31, Robert Foissin est exclu du parti. Il rencontre une dernière fois Abetz le 2 septembre. Un rapport signé par un proche de Duclos, Arthur Dallidet, en octobre, met en cause Tréand. Celui-ci va payer cher d’avoir été en première ligne dans cette négociation. Marginalisé, il mourra en 1949. Pour l’historiographie officielle du PCF, il sera longtemps le seul responsable de ce qu’elle présentera comme une initiative locale.

Écrit par : jo | 02/01/2008

GNNI http://www.liveleak.com/view?i=7d9_1206624103

Écrit par : PFFF | 28/03/2008

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